Le droit à l’éducation : un droit fondamental pour un monde meilleur.

Tribune du groupe publié dans le journal VDM par Marie Kennedy, Vice-présidente du Département en charge de la Petite enfance et de la Protection Maternelle et infantile
Canton de Champigny-sur-Marne 2

De la suppression massive de postes aux aléas de ParcourSup, en passant par l’abandon de la carte scolaire, la disparition progressive des dispositifs d’aides, le soutien délibéré à l’enseignement privé, le droit pour tous à l’éducation est mis à mal.

Nous restons très préoccupés par la baisse des moyens de l’Éducation nationale et ses répercussions pour garantir l’éducation de chaque enfant, chaque jeune. Ainsi, de nombreux jeunes val-de-marnais-e-s restent à ce jour, privés de leur droit à l’éducation, à la formation de leur parcours de vie. La fermeture de nombreuses classes de maternelle conduisant à une surcharge des classes, comme le peu de postes alloués marque un nouveau recul de la scolarisation des moins de trois ans malgré les classes TPS et aggrave encore les inégalités. Or, celles-ci réduisent les choix et les chances de chacun et font obstacles aux progrès.

Nous, élus du groupe Front de Gauche, nous refusons à renoncer à notre ambition : une formation et une éducation de qualité pour la jeunesse, c’est-à-dire l’avenir d’une nation !

Garantir l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité, c’est investir pour le bien-être des individus et l’avenir de notre planète.

Il est important d’accompagner les enfants dès leur plus jeune âge, pour leur permettre de développer leur personnalité, leurs compétences et capacités intellectuelles, pour exercer leur pouvoir de citoyen. C’est leur permettre de comprendre leur environnement, y inter agir tout en s’y épanouissant.

L’éducation pour nos jeunes enfants se joue dans les lieux d’accueil : l’école, la crèche, les halte-garderies… Or en France, sur les 2,2 millions d’enfants de moins de trois ans, seuls 250 000 bénéficient d’une place en crèches ou halte-garderies, soit 1 enfant sur 10. 260 000 sont accueillis en maternelle avec une scolarisation des moins de 3 ans, mais aujourd’hui en régression, hélas.

Aussi bien que l’accueil de la petite enfance ne soit pas une compétence obligatoire, le Département s’est engagé, depuis 50 ans volontairement à répondre aux besoins croissants des familles : 21 000 naissances par an, 80 % de jeunes femmes actives ou en formation.
Par sa politique Petite enfance, le Département porte une ambition : contribuer à donner à nos enfants les outils d’une pleine citoyenneté pour progresser vers une humanité de paix, de liberté et de justice sociale. Ce choix s’illustre par la création de 500 nouvelles places en crèche et la co-construction du projet éducatif innovant fédérant tous les composantes de notre service public.
Améliorer encore ce service public départemental pour une meilleure adéquation aux réalités locales et à l’évolution des besoins des Val-de-Marnaises, malgré la baisse drastique par l’Etat de nos moyens, c’est donner encore plus de sens à l’utilité et au rôle de notre collectivité pour nos concitoyens.

octobre 10, 2018

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