Pour une agriculture francilienne à la hauteur des enjeux sanitaires et environnementaux : un effort Madame Pécresse!

Alors que Valérie Pécresse fait sa communication au Salon de l’agriculture, il est temps qu’elle passe aux actes, et agisse concrètement pour permettre à l’agriculture francilienne de se convertir à des pratiques plus durables.

Pour Jean-Michel Ruiz, conseiller régional, « Valérie Pécresse communique beaucoup sur sa politique agricole, qui prétend se soucier des équilibres naturels. Mais la réalité est moins enthousiasmante : alors que les terres agricoles sont de plus en plus menacées par la bétonisation, particulièrement en Ile-de-France, elle n’a pris aucune mesure concrète contre ce phénomène, et continue même à soutenir des projets destructeurs comme le scandaleux Europacity.
De même, elle a réduit drastiquement le budget de l’Agence des Espaces Verts, dont l’une des missions était la préservation des terres agricoles. Concernant les pesticides, dont les scandales sanitaires se multiplient, elle continue à ne pas vouloir agir. Elle rejette systématiquement toutes nos propositions pour engager l’Ile-de-France vers la sortie du glyphosate.
Quant à l’aide régionale à l’agriculture biologique, elle est très insuffisante et mal orientée. Avec moins de 3% de l’agriculture régionale en bio, et un nombre croissant d’exploitants en demande de conversion, nous ne pouvons pas être à la hauteur des enjeux avec 2 millions d’euros par an ! L’orientation de ces aides vers les chambres d’agriculture gérées par la FNSEA pose également question, alors que les inquiétudes grandissent sur les dérives industrielles du bio ».

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, « derrière le discours progressiste et environnemental de Valérie Pécresse, nous sommes en réalité face à une politique régressive et de court terme, toujours largement tournée vers le productivisme, avec toutes les dérives écologiques et sanitaires que l’on connait. C’est tout ce dont les consommateurs, et un nombre croissant d’agriculteurs ne veulent plus ! Pour notre part, nous réclamons à la Région un investissement plus ambitieux pour préserver les terres agricoles en Ile-de-France, pour favoriser les petites exploitations, la production locale et les circuits courts. Il faut développer l’agriculture biologique de façon plus radicale, notamment par une aide accrue à la conversion au bio, améliorer les débouchés de la production bio et locale, en particulier dans la restauration collective, comme celle des lycées pour laquelle V. Pécresse n’a aucune ambition. Il faut enfin écouter et faire entendre davantage la parole des agriculteurs engagés pour une agriculture responsable, durable et de qualité ! ».

Paris, le 1er mars 2019

mars 23, 2019

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